Le REC PCIME est un outil numérique destiné à l’enregistrement et au suivi des cas de maladies infantiles dans le cadre de la Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfance (PCIME). Il permet d’optimiser la qualité et la traçabilité des soins pédiatriques dispensés au niveau des formations sanitaires de premier échelon. En systématisant la saisie des cas, des symptômes, du diagnostic et du traitement, le REC PCIME facilite le suivi clinique, le reporting sanitaire et l’analyse épidémiologique des pathologies infantiles.
Le REC PCIME est antérieur à l’initiative EDM et constituait déjà un socle fonctionnel pour le suivi pédiatrique numérique dans de nombreux districts du pays. Son déploiement précoce a permis une adoption progressive, facilitée par son intégration dans les pratiques cliniques de routine.
Aucune formation n’a été réalisé pour le déploiement de l’EDM
Les agents de santé constituent de loin le profil le plus représenté dans l’ensemble des districts. À Ziniaré, ils représentent 72,73 % des répondants lors de la première collecte, et 76,19 % à la seconde. Cette tendance est encore plus marquée à Ténado (78,87 % à la deuxième collecte) et à Sapouy (plus de 75 % lors des deux collectes). Les responsables de structure, bien que présents, restent en proportion plus faible, notamment à Sapouy où ils représentent entre 25 % et 36 % des répondants selon les phases.
Les utilisateurs sont majoritairement de sexe masculin, notamment à Ténado (57,75 % à la 2ᵉ collecte) et à Sapouy (62,50 % à la 2ᵉ collecte). À Ziniaré, en revanche, la tendance est inversée à la deuxième collecte, avec une majorité féminine (61,90 %), ce qui distingue ce district des autres.
La tranche d’âge la plus représentée est celle des [41–55] ans, en particulier à Ténado (70,69 % à la 2ᵉ collecte), Ziniaré (73,02 % à la 2ᵉ collecte) et Sapouy (42,86 % à la 2ᵉ collecte). Les [31–40] ans sont également bien représentés dans tous les districts, notamment à Sapouy (35,71 % à la 2ᵉ collecte). Les jeunes de moins de 30 ans sont très peu nombreux et quasi absents à la deuxième collecte dans tous les sites.
Le niveau d’instruction est relativement élevé. À Ziniaré, 47,62 % des utilisateurs de la 2ᵉ collecte ont un niveau secondaire second cycle, et 30,16 % un niveau universitaire, traduisant une base de compétences académiques solide. À Ténado et Sapouy, on retrouve également une forte représentation du secondaire 2ᵉ cycle (plus de 60 %), avec une présence notable de diplômés universitaires (jusqu’à 20 % à Sapouy). Le niveau primaire reste minoritaire dans tous les districts, n’excédant jamais 6 %.
En résumé, les utilisateurs de l’outil évalué sont en majorité des agents de santé expérimentés, âgés de plus de 30 ans, disposant d’un niveau d’instruction élevé, et principalement masculins. Cette configuration correspond aux profils opérationnels chargés de la mise en œuvre des outils numériques en santé. Elle souligne également l’importance de diversifier les profils formés pour élargir l’appropriation des outils à l’ensemble des personnels impliqués dans la gestion des soins.
Le graphique présente l’évaluation des capacités des utilisateurs dans les districts de Ziniaré, Ténado et Sapouy à réaliser de manière autonome les différentes étapes de la consultation pédiatrique selon l’algorithme REC-PCIME (Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant).
Les résultats révèlent une bonne maîtrise des premières étapes de la consultation, notamment la mesure des constantes, le contrôle de la vaccination, la recherche de signes généraux de danger, et la recherche de toux ou de difficultés respiratoires, avec des taux élevés dans les trois districts. Ziniaré affiche systématiquement les scores les plus élevés sur ces étapes, atteignant parfois plus de 70 %, ce qui traduit une appropriation marquée de l’algorithme.
Les compétences sont également solides pour la recherche de diarrhée, de fièvre, d’atteinte auriculaire, et l’évaluation de l’état nutritionnel, bien que les niveaux restent légèrement plus faibles à Sapouy et Ténado pour certaines de ces tâches.
En revanche, des écarts importants apparaissent dans les étapes avancées, notamment pour l’infection à VIH, les autres problèmes de l’enfant, et l’administration du traitement avec conseils à la mère, où les scores chutent dans tous les districts, notamment à Ziniaré pour le volet VIH, indiquant un besoin significatif de renforcement.
Les capacités à se connecter et à utiliser le REC-PCIME sans aide (consultation, traitement, conseils) restent faibles dans l’ensemble, particulièrement à Sapouy, où les scores tournent autour de 10 à 20 %. Cela reflète une dépendance à l’assistance ou une appropriation encore limitée de l’outil numérique.
Enfin, la proportion de répondants déclarant « ne pas savoir » est significativement plus élevée à Ziniaré, ce qui traduit une incertitude ou un manque de confiance dans l’autonomie d’utilisation.
Le graphique met en évidence une maîtrise globalement élevée des outils numériques (notamment ceux utilisés dans le cadre de l’initiative EDM) dans les districts évalués. À Ziniaré, 80,3 % des répondants se déclarent « d’accord » avec l’affirmation selon laquelle ils maîtrisent ou sont à l’aise avec l’outil, un taux similaire à celui de Ténado (84,2 %) et de Sapouy (86,7 %). Ces chiffres témoignent d’une bonne appropriation globale de l’outil par les utilisateurs.
Les réponses « Tout à fait d’accord » restent minoritaires dans les trois districts, comprises entre 4,4 % et 5,3 %, traduisant une reconnaissance encore partielle d’une pleine maîtrise. Les niveaux d’insatisfaction sont globalement faibles, mais non négligeables à Ziniaré (13,6 %) et Ténado (10,5 %), contre seulement 8,9 % à Sapouy. Le désaccord total (« pas du tout d’accord ») n’est exprimé que par 1,5 % des utilisateurs à Ziniaré, et reste inexistant ailleurs.
Dans l’ensemble, ces résultats suggèrent que les outils numériques sont bien acceptés et intégrés par la majorité des utilisateurs. Toutefois, un accompagnement technique complémentaire pourrait être bénéfique à Ziniaré et Ténado, où une frange non négligeable d’utilisateurs exprime encore des difficultés. Ces appuis contribueraient à renforcer durablement les compétences et à homogénéiser la qualité d’usage sur l’ensemble des sites.
Le graphique montre que la majorité des utilisateurs sont globalement satisfaits de l’outil REC-PCIME. En effet, 75,9 % se déclarent « satisfaits » et 16,5 % « très satisfaits », soit un total de 92,4 % d’opinions favorables.
En revanche, 7,1 % des répondants expriment une insatisfaction en se déclarant « pas satisfaits ».
Cette répartition traduit une satisfaction largement majoritaire, avec une marge d’amélioration possible auprès des utilisateurs moins convaincus. Ces résultats suggèrent que le REC-PCIME est bien perçu sur le terrain, tout en appelant à maintenir des efforts d’accompagnement pour renforcer encore son acceptabilité et son efficacité perçue.
Les résultats montrent une très forte adhésion des utilisateurs à l’affirmation selon laquelle l’outil REC-PCIME facilite la consultation curative des enfants. Dans les districts de Ziniaré (86,9 %), Ténado (78,87 %) et Sapouy (87,5 %), la grande majorité des répondants reconnaît l’utilité opérationnelle de l’outil dans la prise en charge des cas pédiatriques.
Des divergences subsistent toutefois dans certains districts : à Ténado, 21,13 % des utilisateurs estiment que l’outil ne facilite pas la consultation curative, soit plus d’un répondant sur cinq. Une minorité de réponses négatives est également observée à Ziniaré (13,1 %) et à Sapouy (12,5 %).
Cette tendance générale met néanmoins en évidence une perception largement favorable de l’outil REC-PCIME, considéré comme un appui efficace à la gestion des consultations infantiles. Les avis minoritaires exprimant des difficultés suggèrent l’intérêt de poursuivre les efforts de renforcement des compétences et d’assistance technique, notamment à Ténado, afin d’uniformiser la qualité d’utilisation sur l’ensemble du territoire.
L’analyse de la perception de la facilité d’utilisation de l’outil REC-PCIME dans les districts de Ziniaré, Manga, Ténado et Sapouy montre une tendance générale à la stabilité voire à l’amélioration entre les deux phases de collecte de données.
À Ziniaré, la part des utilisateurs estimant l’outil « facile » est passée de 77,27 % à 86,9 % entre les deux collectes, traduisant une appropriation renforcée. Parallèlement, la proportion de ceux jugeant l’outil « difficile » a diminué de 18,18 % à 4,76 %, et les avis « très faciles » sont restés relativement stables autour de 4-8 %.
À Ténado, bien que la perception « facile » recule légèrement de 84,21 % à 74,65 %, l’outil reste largement perçu comme accessible. Le taux de réponses « très facile » augmente légèrement (de 3,51 % à 5,63 %), tandis que les opinions négatives (notamment « difficile ») augmentent aussi modestement (de 2,28 % à 9,72 %), ce qui pourrait traduire des écarts d’appropriation selon les profils.
À Sapouy, la perception est restée favorable sur les deux périodes, avec 95,56 % des utilisateurs jugeant l’outil « facile » à la première collecte et 85,71 % à la seconde. La part de réponses « difficile » reste limitée à 7,14 %, avec un niveau de « très facile » autour de 7 %, témoignant d’un bon niveau d’appropriation.
Dans le district de Manga, la perception est unanimement positive à la deuxième collecte, avec 100 % des répondants déclarant que l’outil est « facile » d’utilisation et aucune réponse négative signalée, ce qui souligne une excellente assimilation locale.
De manière générale, ces résultats confirment que l’outil REC-PCIME est perçu comme facile à utiliser dans tous les districts, avec des signes d’amélioration ou de stabilité entre les deux phases de collecte. L’efficacité des efforts de formation et de déploiement est manifeste, tout en soulignant l’importance de maintenir un accompagnement ciblé pour les utilisateurs exprimant encore quelques difficultés, notamment à Ténado.
En cours de collecte
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